Selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), le nombre désaisonnalisé annualisé d’habitations mises en chantier est passé de 215 900, en juin, à 186 500, le mois dernier.
« Après avoir obtenu de solides résultats au premier semestre, le segment des collectifs, qui présente de fortes variations au fil du temps, se réajuste », a déclaré Brent Weimer, économiste principal au Centre d’analyse de marché de la SCHL. « Le cumul annuel se rapprochera donc davantage de nos prévisions pour 2008, selon lesquelles le nombre de logements mis en chantier dépassera le cap des 200 000 pour la septième année de suite. »
En juillet, le nombre désaisonnalisé annualisé de mises en chantier dans les centres urbains a régressé de 14,8 % par rapport au chiffre correspondant de juin. Il a reculé de 20,2 % dans le segment des collectifs et de 6,6 % dans celui des maisons individuelles, pour se situer respectivement à 91 600 et à 69 800.
Toujours en milieu urbain, le nombre désaisonnalisé annualisé de mises en chantier a diminué en Ontario et, dans une moindre mesure, dans les Prairies. En juillet, il s’est élevé à 47 800 dans la première région et à 30 600 dans la seconde, ce qui correspond à des baisses de 38,8 % et de 1,6 %. De légères augmentations ont été relevées au Québec (2,2 %), dans l’Atlantique (2,4 %) et en Colombie-Britannique (5,1 %), le total mensuel s’y étant établi respectivement à 41 200, 8 700 et 33 100. Le mois dernier, les mises en chantier de maisons individuelles ont accusé un recul dans toutes les régions, sauf dans le Canada atlantique, où leur nombre est demeuré stable. Dans le segment des collectifs, le seul repli a été observé en Ontario.
En milieu rural, le nombre désaisonnalisé annualisé de mises en chantier est estimé à 25 100 en juillet.
Dans les régions urbaines et rurales, le nombre réel de mises en chantier réalisées durant les sept premiers mois de 2008 s’est accru de 2,3 % d’une année à l’autre, selon les estimations. En milieu urbain seulement, la progression globale est évaluée à 2,4 %. Le cumul annuel réel en zones urbaines a diminué de 15,5 % dans le segment des maisons individuelles et a progressé de 19,0 % dans celui des collectifs. |