Selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), le nombre désaisonnalisé annualisé de mises en chantier d’habitations au Canada a diminué entre mai et juin, passant de 227 700 à 217 800.
« Malgré le repli d’activité observé le mois dernier, le total des habitations mises en chantier reste élevé », a déclaré Bob Dugan, économiste en chef au Centre d’analyse de marché de la SCHL. « Si la construction résidentielle est intense en 2008, c’est surtout grâce aux mises en chantier de logements collectifs, dont le nombre se maintient au-dessus de la barre des 100 000 depuis le début de l’année », a-t-il ajouté.
En juin, le nombre désaisonnalisé annualisé de mises en chantier dans les centres urbains a régressé de 5,0 % par rapport à mai. Il a reculé de 3,0 % dans le segment des logements collectifs et de 7,8 % dans celui des maisons individuelles, pour se situer respectivement à 114 700 et 74 600.
Toujours en juin, le nombre désaisonnalisé annualisé de mises en chantier en milieu urbain a diminué dans toutes les régions du Canada, sauf en Ontario, où il a augmenté de 10,8 % et atteint 77 900. En effet, il est descendu à 8 500 dans le Canada atlantique, à 40 300 au Québec, à 31 200 dans les Prairies et à 31 400 en Colombie-Britannique. Dans le segment des maisons individuelles, le nombre de mises en chantier en milieu urbain s’est replié partout. Du côté des logements collectifs, il a aussi accusé une baisse dans toutes les régions, exception faite de l’Ontario, où il s’est accru de 30 %.
On évalue à 28 500 le nombre désaisonnalisé annualisé de mises en chantier dans les régions rurales pour le mois de juin.
En chiffres réels, le cumul annuel des mises en chantier en milieu urbain et rural est de 1,5 % supérieur à celui des six premiers mois de 2007, selon les estimations. Dans les centres urbains, la hausse est évaluée à 6,1 % : l’activité a ralenti de 13,1 % dans la catégorie des maisons individuelles, tandis qu’elle s’est accélérée de 23,1 % dans celle des collectifs.
|