Pour la filière bois en Russie, ce qui compte aujourd'hui, c'est moins les investissements que la création d'unités de production faisant appel aux technologies occidentales, estime le premier ministre russe Viktor Zoubkov.
"Ce n'est pas l'agent qui nous fait défaut, nous avons besoin de technologies", a-t-il expliqué la semaine passée en visitant la Foire exposition nationale La Forêt russe à Vologda.
"Il faut inviter les Finnois, les Suédois et les Canadiens, au nom de la concurrence", a poursuivi Victor Zoubkov.
En examinant un simulateur de stockage de bois présenté à l'exposition et dont l'achat coûterait à la Russie à 220.000 euros au minimum, le premier ministre a lancé, avec regret: "Ils nous ont largement devancés, mais nous devons nous-mêmes nous remuer!"
S'approchant au stand d'une société finlandaise qui vend des biens d'équipement à la Russie, Viktor Zoubkov a dit: "Arrêtez d'importer du bois rond, investissez plutôt ici dans la transformation!"
Le montant global des investissements dans la filière bois en Russie dans le cadre des projets actuellement débattus pourrait s'élever à 12 milliards d'euros, a annoncé le 3 décembre le ministre russe de l'Industrie et de l'Energie Viktor Khristenko à l'issue d'une réunion dans les bureaux du premier ministre.
"A ce jour, nous examinons une vingtaine de gros projets, d'un coût de 500 millions à 2 milliards d'euros chacun. Leur montant global représente 12 milliards d'euros", a précisé le ministre.
Il s'agit de projets de production de pâte et papier, de différents types de panneaux et de structures porteuses, a-t-il indiqué.
"Des négociations énergiques avec les investisseurs sur les conditions (de réalisation de ces projets) représenteront le gros de notre effort en 2008", a ajouté le ministre.
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